Comment utilisez votre cerveau pour diminuer votre stress?

Stress de la guêpe

Dès que vous voyez, ou entendez une guêpe, une peur monte en vous, et vous vous enfuyez en courant, aussi loin que possible. Vous êtes en stress de fuite. Ou la guêpe arrive, et vous sentez vos muscles se tendre, vous attrapez un magazine, et vous l’écrasez d’un coup sec, vous êtes en stress de lutte. Ou enfin, vous ne bougez plus, pour que la guêpe vous ignore, vous êtes en stress d’inhibition. Il n’est jamais agréable d’être en état de stress, et même dans un cas aussi banal que la situation de stress en présence d’une guêpe. Et une connaissance du fonctionnement de notre cerveau peut nous aider à sortir de ce stress. Les neurosciences nous apporte un nouvel éclairage sur le fonctionnement de notre cerveau face aux situations de stress. Quel est le lien entre stress et cerveau?

Vous pouvez lire cet article dans lequel est expliqué les différents types de stress en cliquant ici.

Le stress permet de remettre de la cohérence dans nos pensées et nos comportements

Il y a 2 aspects dans le stress:

  • la menace externe = le stresseur,
  • la réaction interne face au stress = la stressabilité.

Nous ne sommes pas tous égaux face au stress: un stresseur pour une personne ne le sera pas pour une autre, ainsi je trouve stressant quand une guêpe (=stresseur) tourne autour de moi, mais la vue d’une araignée ne génère en moi aucun stress; pour d’autres personnes, ce sera l’inverse, elles seront stressées par la vue d’une araignée et pas par la présence de guêpes. Concernant la stressabilité, nous ne sommes pas égaux non plus, notre réaction interne face à la présence d’une guêpe peut avoir une amplitude différente selon les personnes: nous pouvons être plus ou moins stressé par une même menace. Le stress est le produit du stresseur par la stressabilité.

stress = stresseur x stressabilité = menace x réaction interne

Pourtant, pour une personne non allergique comme moi, il n’y a pas de raison rationnelle à craindre la présence d’une guêpe, c’est un peu incohérent d’avoir peur d’un petit insecte volant qui la plupart du temps ne vous fait rien si vous l’ignorez. Mon stress pour les guêpes indique simplement que je suis dans mon mode cerveau automatique et routinier. Et si je prends un petit temps de réflexion, je vais me dire qu’une guêpe qui vole à proximité de moi n’est pas une menace pour moi, et qu’il n’y a pas raison de stresser.

Il est donc possible d’agir sur ma réaction interne face à une menace qui me stress, de retrouver de la cohérence en prenant simplement un peu de recul, et en relativisant la situation.

Pour diminuer votre stress, utilisez votre cerveau dans son mode adaptatif

Cerveau-préfrontal-stressLes dernières découvertes des neurosciences montrent que le cerveau fonctionne selon 2 modes:

  • un mode automatique situé à l’arrière du cerveau qui gère les situations simples, connues et maîtrisées.
  • un mode adaptatif dans la partie préfrontale qui gère le complexe et / ou l’inconnu.

Si vous essayez de gérer une situation complexe avec votre mode mental automatique, le mode adaptatif repère une incohérence dans la gestion de la situation et envoie un signal d’alarme directement à votre partie consciente: c’est le stress. Ce signal de stress vous indique que vous utilisez le mode mental automatique pour gérer une situation inconnue ou complexe. Le stress vous invite donc à changer de mode mental, pour passer du mode automatique vers le mode adaptatif.

Ainsi, pour l’exemple de mon stress en présence de guêpes, j’ai un réflexe instinctif de fuite dès que j’entends un bzzz bzzz: pour gérer la situation, j’utilise mon mode mental instinctif qui est situé dans les territoires dits reptiliens du cerveau. Ce mode mental instinctif est automatique, et réagit rapidement face à une menace réelle ou supposée pour la survie individuelle.

Lorsque je prends le temps de réfléchir à cette situation, et que je parviens à relativiser la situation, je passe en mode adaptatif : la guêpe n’est qu’un petit insecte qui  n’est pas dangereux pour moi, qui ne suit pas allergique. Et même si elle me pique, j’aurais un peu mal quelques temps, mais, il n’y a pas de danger pour ma survie individuelle, et ça ne justifie pas le stress que ça génère en moi, et qui me fait m’enfuir en courant, en lâchant mon verre de jus d’orange.

Le mode adaptatif est plus lent à réagir que le mode automatique. Il faut donc être attentif à son stress: dès qu’on le sent arriver, il ne faut pas le combattre ou essayer de l’éviter, il faut l’accepter. En étant conscient que vous êtes en état de stress, le but est de diminuer au maximum, le temps passé dans cet état de stress peu agréable. il faut passer en mode adaptatif; Dans le cas de la présence d’une guêpe ou d’une araignée, une simple relativisation des choses permet de faire diminuer le stress et de gérer la situation, finalement assez complexe.

Cliquez ici pour lire un article qui fourni quelques techniques pour faire passer son cerveau en mode adaptatif.

N’hésitez pas à raconter ci-dessous votre cas personnel de stress face aux insectes ou aux araignées.

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